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January 31, 2011

Al-Jazeera bloquée par l'egypt

New York 30 Janvier 2011 - Nilesat, la société de transport par satellite appartenant à l'Union égyptienne de la radio et de télévision et d'autres organismes gouvernementaux, a cessé sa diffusion du signal de la principale chaîne de télévision Al-Jazeera, la station et d'autres a annoncé aujourd'hui. Le Committee to Protect Journalists condamne les actions des autorités égyptiennes d'arrêter la couverture des médias et de Al-Jazeera a demandé d'annuler la décision immédiatement.

Peu avant 11 heures, Al-Jazeera a annoncé sur les ondes que Anas al-Fiqi, ministre de l'Information dans le cabinet a été rejeté vendredi avait ordonné à tous les bureaux des bureaux d'Al-Jazeera en Egypte fermée et l'accréditation de tous les journalistes dans le réseau révoqué. Le fonctionnaire du Moyen-Orient Nouvelles Agency (MENA) a signalé que l'ordonnance devrait entrer en vigueur le dimanche, et les transmissions de l'Egypte a laissé une heure après l'annonce. Le ministre de l'Information a ordonné téléchargé "les agences gouvernementales concernées à prendre immédiatement des mesures juridiques nécessaires pour révoquer les permis pour les équipements de diffusion en direct par satellite (SNG) et câbles à fibres optiques ou tout autre support fourni à Al-Jazeera «MENA.

«La fermeture d'Al-Jazeera est une violation flagrante du droit fondamental des Egyptiens de recevoir des informations de votre pays est en crise", a déclaré Mohamed Abdel Dayem, du CPJ au Moyen-Orient et coordinateur du programme nord-Afrique. "La communauté internationale doit prévaloir sur le président Moubarak à lever immédiatement la censure."

Aujourd'hui, c'est le sixième jour de manifestations de rue massives dans lequel les gens ont demandé des réformes politiques, sociales et économiques, mais les manifestants exigent l'élimination totale du système de trois décennies de Moubarak. Le jeudi, les autorités suspendu l'Internet et le téléphone mobile, selon la presse et les opérateurs mobiles, dans le but de perturber les communications entre les manifestants et la transmission des nouvelles. Le samedi, les services de téléphonie mobile ont été en grande partie restaurée, selon des journalistes locaux et les défenseurs de la liberté de presse qui a parlé avec le CPJ.

connexion Internet, une ressource vitale pour les journalistes locaux et les rapports de l'Egypte avec le reste du monde, reste à peu près inexistant en Egypte, avec plus de 90 pour cent des connexions Internet plus fermé. Les recherches du CPJ indique que ceci est le résultat d'délibérée et coordonnée par les ordres du gouvernement égyptien à des fournisseurs locaux de services Internet. Le CPJ exhorte le gouvernement à annuler les directives et de restaurer les connexions de l'Egypte avec le monde extérieur.

Les deux d'Al-Jazeera et Al-Jazeera en anglais est allé sur le rapport aujourd'hui à l'Egypte d'ailleurs. Les recherches du CPJ montre que les téléspectateurs de l'Egypte et peut voir le canal du réseau uniquement en langue arabe dans le satellite Hotbird ou autres satellites non contrôlés par les autorités égyptiennes. Mais au moins deux personnes en Egypte, qui a parlé avec le canal d'ancrage a signalé que l'air ne pouvait pas voir le canal, même dans les satellites non-étatiques, ce qui indique que les autorités peuvent brouiller les émissions. De 13 heures, heure locale, diffusée par Al-Jazeera en anglais se tiendra à Nilesat. Al-Jazeera Mubasher, le canal du réseau de nouvelles en direct, qui avait été la diffusion d'images en direct de la rue de l'Egypte a été retiré jeudi Nilesat.

January 30, 2011

Ce que WikiLeaks nous apprend sur l'Egypte de Moubarak

Blogosphère, poids de l'armée, violences policières, financement américain de l'opposition... Voici ce que les notes diplomatiques américaines rendues publiques par WikiLeaks disent de l'Egypte de Moubarak.


L'usage routinier de la torture

Trois notes diplomatiques américaines évoquent l'usage de la torture par la police égyptienne, devenue "une habitude". "La torture et la brutalité poilcière sont endémiques et très répandues. La police utilise des méthodes brutales notamment pour arracher des aveux à des criminels, mais aussi à des manifestants, des prisonniers politiques", lit-on dans une note de janvier 2009.

Ces pratiques seraient liées "au manque de formation, au sous-effectif et à l'absence de sanction officielle", ajoute-t-elle. Une autre note, datée de février 2010, souligne que les pires cas ont été enregistrés "dans des affaires de meurtres où la pression venue du ministère de l'Intérieur pour obtenir des aveux était très forte".

Certes, le gouvernement égyptien ne nie plus l'existence de telles dérives depuis cinq ans: 15 policiers ont même été condamnés à des peines de prison pour torture et meurtre depuis 2007, selon ces documents. Mais les autorités n'ont "pas réussi à transformer la police et les services de sécurité en institutions qui servent l'intérêt public, malgré les slogans officiels qui le prétendent. Ce sont encore des instruments du pouvoir dont la mission est de protéger le régime."

Les blogueurs égyptiens en pointe de la contestation

Parmi la dizaine de télégrammes concernant l'Egypte rendus publics par WikiLeaks, on en apprend un peu plus sur la blogosphère égyptienne... alors même qu'Internet et la téléphonie mobile ont été largement coupés ce "vendredi de colère". Ils seraient 160 000 à s'exprimer, "de l'activisme au discours élargi et à l'expression personnelle". Lire notre article à ce sujet.

Les Etats-Unis et Hosni Moubarak

C'est Le Caire que Barack Obama avait choisi à l'été 2009 pour prononcer son discours à l'attention du monde arabe. Un "couronnement" pour Hosni Moubarak, allié stratégique dans la région, sous-entend Le Monde qui ajoute que les notes diplomatiques américaines dressent un portrait en filigrane du Rais.

"C'est un réaliste véritable et expérimenté, un conservateur inné et prudent qui n'a que peu de temps à consacrer à des objectifs idéalistes", lit-on. "Partout où il a vu des efforts américains [pour encourager les réformes], il pointe du doigt le chaos et la perte de stabilité qui s'en sont ensuivis."

D'après la note datée de mai 2009, l'idée que Moubarak se fait de lui-même est la suivante: "un homme fort mais juste, qui assure à son peuple les besoins essentiels. (...) Moubarak est un Egyptien classique qui hait l'extrémisme religieux et ses interférences en politique. [Il] veut épargner à son peuple les violences, que provoqueraient selon lui le fait de retirer la bride des libertés civiles et individuelles. Dans l'esprit de Moubarak, il vaut mieux laisser souffrir quelques individus plutôt que de risquer de plonger la société dans le chaos".

Les Etats-Unis et l'opposition égyptienne

Le président Moubarak, au pouvoir depuis trois décennies, est le plus proche allié arabe des Etats-Unis. Et l'armée égyptienne a bénéficié l'an dernier de subventions américaines à hauteur d'1,3 milliard de dollars. Mais ce vendredi les Etats-Unis ont choisi de faire pression sur leur partenaire régional: le président Barack Obama a réclamé des réformes politiques "concrètes" et l'arrêt des violences.

WikiLeaks révèle au sujet des relations entre les deux pays que les Etats-Unis n'ont pas seulement financé l'armée égyptienne. Ils ont aussi soutenu des organisations de promotion de la démocratie en Egypte, selon des notes publiées vendredi par le journal norvégien Aftenposten.

"Les programmes du gouvernement américain aident à établir des institutions démocratiques et à renforcer les voix d'individus en faveur d'un changement en Egypte", ajoute la note américaine. L'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) aurait ainsi prévu de consacrer 66,5 millions de dollars en 2008 et 75 millions en 2009 à des programmes égyptiens sur la démocratie et la bonne gouvernance, selon une note de l'ambassade des Etats-Unis au Caire du 6 décembre 2007.

Voilà qui a irrité le président Moubarak, "profondément sceptique à l'égard du rôle des Etats-Unis dans la promotion de la démocratie", souligne un autre télégramme diplomatique datant du 9 octobre 2007. Son fils Gamal, souvent présenté comme son successeur désigné, n'apprécie guère non plus. Il est irritable concernant les financements américains directs en faveur de la démocratie et de la bonne gouvernance", révèle une autre note du 20 octobre 2008.

Enfin, la ministre égyptienne de la Coopération internationale Fayza Aboulnaga aurait demandé dans une lettre à l'ambassade que l'USAID cesse de financer 10 de ces organisations "au motif (qu'elles) n'ont pas été correctement enregistrées comme ONG", selon un document daté du 28 février 2008.

Blogosphère, poids de l'armée, violences policières, financement américain de l'opposition... Voici ce que les notes diplomatiques américaines rendues publiques par WikiLeaks disent de l'Egypte de Moubarak.


L'usage routinier de la torture

Trois notes diplomatiques américaines évoquent l'usage de la torture par la police égyptienne, devenue "une habitude". "La torture et la brutalité poilcière sont endémiques et très répandues. La police utilise des méthodes brutales notamment pour arracher des aveux à des criminels, mais aussi à des manifestants, des prisonniers politiques", lit-on dans une note de janvier 2009.

Ces pratiques seraient liées "au manque de formation, au sous-effectif et à l'absence de sanction officielle", ajoute-t-elle. Une autre note, datée de février 2010, souligne que les pires cas ont été enregistrés "dans des affaires de meurtres où la pression venue du ministère de l'Intérieur pour obtenir des aveux était très forte".

Certes, le gouvernement égyptien ne nie plus l'existence de telles dérives depuis cinq ans: 15 policiers ont même été condamnés à des peines de prison pour torture et meurtre depuis 2007, selon ces documents. Mais les autorités n'ont "pas réussi à transformer la police et les services de sécurité en institutions qui servent l'intérêt public, malgré les slogans officiels qui le prétendent. Ce sont encore des instruments du pouvoir dont la mission est de protéger le régime."

Les blogueurs égyptiens en pointe de la contestation

Parmi la dizaine de télégrammes concernant l'Egypte rendus publics par WikiLeaks, on en apprend un peu plus sur la blogosphère égyptienne... alors même qu'Internet et la téléphonie mobile ont été largement coupés ce "vendredi de colère". Ils seraient 160 000 à s'exprimer, "de l'activisme au discours élargi et à l'expression personnelle". Lire notre article à ce sujet.

Les Etats-Unis et Hosni Moubarak

C'est Le Caire que Barack Obama avait choisi à l'été 2009 pour prononcer son discours à l'attention du monde arabe. Un "couronnement" pour Hosni Moubarak, allié stratégique dans la région, sous-entend Le Monde qui ajoute que les notes diplomatiques américaines dressent un portrait en filigrane du Rais.

"C'est un réaliste véritable et expérimenté, un conservateur inné et prudent qui n'a que peu de temps à consacrer à des objectifs idéalistes", lit-on. "Partout où il a vu des efforts américains [pour encourager les réformes], il pointe du doigt le chaos et la perte de stabilité qui s'en sont ensuivis."

D'après la note datée de mai 2009, l'idée que Moubarak se fait de lui-même est la suivante: "un homme fort mais juste, qui assure à son peuple les besoins essentiels. (...) Moubarak est un Egyptien classique qui hait l'extrémisme religieux et ses interférences en politique. [Il] veut épargner à son peuple les violences, que provoqueraient selon lui le fait de retirer la bride des libertés civiles et individuelles. Dans l'esprit de Moubarak, il vaut mieux laisser souffrir quelques individus plutôt que de risquer de plonger la société dans le chaos".

Les Etats-Unis et l'opposition égyptienne

Le président Moubarak, au pouvoir depuis trois décennies, est le plus proche allié arabe des Etats-Unis. Et l'armée égyptienne a bénéficié l'an dernier de subventions américaines à hauteur d'1,3 milliard de dollars. Mais ce vendredi les Etats-Unis ont choisi de faire pression sur leur partenaire régional: le président Barack Obama a réclamé des réformes politiques "concrètes" et l'arrêt des violences.

WikiLeaks révèle au sujet des relations entre les deux pays que les Etats-Unis n'ont pas seulement financé l'armée égyptienne. Ils ont aussi soutenu des organisations de promotion de la démocratie en Egypte, selon des notes publiées vendredi par le journal norvégien Aftenposten.

"Les programmes du gouvernement américain aident à établir des institutions démocratiques et à renforcer les voix d'individus en faveur d'un changement en Egypte", ajoute la note américaine. L'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) aurait ainsi prévu de consacrer 66,5 millions de dollars en 2008 et 75 millions en 2009 à des programmes égyptiens sur la démocratie et la bonne gouvernance, selon une note de l'ambassade des Etats-Unis au Caire du 6 décembre 2007.

Voilà qui a irrité le président Moubarak, "profondément sceptique à l'égard du rôle des Etats-Unis dans la promotion de la démocratie", souligne un autre télégramme diplomatique datant du 9 octobre 2007. Son fils Gamal, souvent présenté comme son successeur désigné, n'apprécie guère non plus. Il est irritable concernant les financements américains directs en faveur de la démocratie et de la bonne gouvernance", révèle une autre note du 20 octobre 2008.

Enfin, la ministre égyptienne de la Coopération internationale Fayza Aboulnaga aurait demandé dans une lettre à l'ambassade que l'USAID cesse de financer 10 de ces organisations "au motif (qu'elles) n'ont pas été correctement enregistrées comme ONG", selon un document daté du 28 février 2008.

L'armée et Gamal Moubarak
Ce que WikiLeaks nous apprend sur l'Egypte de Moubarak

Gamal Moubarak, fils du président actuel et souvent présenté comme son successeur désigné.

REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

L'armée, appelée au secours par le régime du président Hosni Moubarak, est un pilier du système égyptien. En sont issus les quatre présidents depuis la chute de la monarchie en 1952. Son attitude face à l'insurrection populaire devrait être cruciale. Cette institution est forte de 468 500 soldats d'active et 479 000 réservistes, selon le "Military Balance", publié par l'International Institute for Strategic Studies à Londres.

Secrète, l'armée égyptienne s'exprime rarement en public. Aussi les notes publiées via WikiLeaks sont-elles capitales. D'autant qu'elles montrent une évolution de la façon dont Gamal Moubarak, fils du président souvent présenté comme son successeur désigné, est perçu par l'armée.

Une note datée de mai 2007 souligne le peu d'enthousiame de la hiérarchie militaire face à la perspective de voir Gamal Moubarak, fils du président, succéder à son père. "L'appareil militaire pourrait être un obstacle crucial" à ses ambitions, écrivait l'ancien ambassadeur des Etats-Unis au Caire Francis Ricciardone.
Nomination samedi après-midi
Hosni Moubarak a créé un poste ce samedi après-midi: celui de vice-président. Il a choisi d'y nommer Omar Souleimane, le chef des services secrets, un proche. Ahmad Chafiq, ex-ministre de l'Aviation civile, quant à lui, deviendrait Premier ministre.

Du coup, d'autres noms circulent: une personnalité issue de la hiérarchie militaire, l'opposant Mohamed El-Baradei, le ministre de l'Aviation civile Ahmad Chafiq, Omar Souleimane, le chef des services secrets... En savoir plus sur les mystères de cette succession.

Mais une autre note de juillet 2009 indique que les militaires pourraient préférer l'option d'une transition du pouvoir du père au fils, dans le cadre de la Constitution, et que l'armée pourrait finalement soutenir Gamal Moubarak. Seul petit obstacle en regard de l'histoire présidentielle du pays: il n'a pas d'expérience militaire.

L'armée et l'économie égyptienne

Par ailleurs, l'armée égyptienne, dont les capacités se sont "dégradées", doit être modernisée pour s'adapter à des menaces sécuritaires d'un nouveau type mais sa direction s'y oppose, regrettent aussi les Etats-Unis dans d'autres télégrammes révélés par WikiLeaks.

D'autres télégrammes soulignent également le poids économique de l'armée égyptienne, présente dans toutes sortes de secteurs industriels et commerciaux au travers de sociétés et organismes dirigés par des militaires, qui en font "une entreprise quasi commerciale".

January 28, 2011

Bouteflika , la contrebande et le Maroc

En août 2005, en marge d'une entrevue à Alger avec Richard Lugar, président de la commission des affaires étrangères du Sénat américain, Abdelaziz Bouteflika a déclaré que le Maroc gagne "trois milliards d'euros par an" grâce à la contrebande qui se pratique tout au long de la frontière Algérienne, révèle un câble diplomatique obtenu par Wikileaks.

Le Maroc se remplit bien les poches grâce à la fermeture des frontières Algériennes. Et ce n'est pas un expert en économie qui l'affirme, mais bel et bien le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. En août 2005, Richard Lugar, président de la commission des affaires étrangères du Sénat, a conduit une importante délégation américaine à Alger qui comprenait, notamment, le général John Johnes, commandant en chef des forces américaines en Europe et commandant suprême des forces alliées en Europe.

Et lors de ses discussions avec Richard Lugar à Alger, A. Bouteflika n'a pas hésité à critiquer le Makhzen et sa politique vis-à-vis de l'Algérie, rapporte un mémo confidentiel de l'ambassade US à Alger. Datant du 19-08-2005, ce câble nous apprend que Abdelaziz Bouteflika s'est engagé auprès de ses interlocuteurs américains à "respecter les résultats d'un référendum au Sahara Occidental".

"Bouteflika a dit qu'il était prêt à signer maintenant un document qui engage l'Algérie à accepter les issues d'un référendum quel que soit son résultat. Il a dit qu'un référendum était comme une "boîte de Pandore", mais l'Algérie accepterait le résultat", rapporte dans ce mémo l'ex ambassadeur américain en poste en 2005 à Alger, Richard Erdman.

Selon ce mémo, Bouteflika a fait également savoir au sénateur américain Richard Lugar que des 1999, il avait pris une décision qui a contrarié "l'armée et les services de renseignement", indique-t-on. Cette décision concerne l'engagement de l'Algérie à ne jamais déclarer la guerre contre le Maroc si le Polisario décide de reprendre les armes dans sa lutte pour l'indépendance contre le Makhzen.

"Le Polisario n'impliquera pas l'Algérie dans une guerre", aurait déclaré Bouteflika en faisant savoir aux diplomates américains qu'il interdira aux sahraouis de se servir de l'Algérie comme "une base arrière".

Cependant, en dépit de ses engagements, Richard Lugar a relevé que le président Algérien ne s'est guère montré pour autant amical avec Mohamed VI et ses "manières infantiles" à gérer les graves problèmes de la région. Ainsi, pour Bouteflika, aucune normalisation n'est possible avec Rabat tant que "le Maroc ne revient pas à l'ONU" pour régler la question Sahraouie.

L' Algérie reste toujours très attachée au droit des peuples à l'autodétermination et ce "même si elle était le dernier membre de l'ONU au monde à le défendre", rapporte encore ce câble diplomatique américain.

Face aux pressions américains sur la question de la réouverture des frontières avec le Maroc, Abdelaziz Bouteflika a refusé également de céder. Il est allé même jusqu'à déclarer que le Maroc profite bien de cette fermeture car "il gagne chaque année trois milliards d'euros" de la contrebande à la frontière algéro-marocaine.

Pour Alger, le Sahara Occidental n'est pas "une simple question tribale" et les relations avec Rabat s'amélioreront le jour où le Maroc acceptera "les résolutions du Conseil de Sécurité et du droit international".

Abderrahmane Semmar

WikiLeaks -Wikipedia

WikiLeaks est une association à but non lucratif dont le site Web lanceur d'alerte, publie des documents ainsi que des analyses politiques et sociétales. Sa raison d'être est de donner une audience aux fuites d'information, tout en protégeant ses sources.

En novembre 2010, le site affirme que : « [les] principes généraux sur lesquels notre travail s'appuie sont la protection de la liberté d'expression et de la diffusion par les médias, l'amélioration de notre histoire commune et le droit de chaque personne de créer l'histoire. Nous dérivons ces principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme. En particulier, l'article 19 inspire le travail de nos journalistes et autres volontaires,. »

Les réactions que suscite WikiLeaks sont contrastées. La plupart de ses publications déclenchent de violentes polémiques et des intimidations au plus haut niveau (cf. infra). Le site a également dû faire face à des problèmes techniques et financiers (cf. infra) qui menacent son existence même.

Cependant, son action trouve aussi des défenseurs, y compris dans les pays francophones : le Parti pirate suédois qui, à l'été 2010, a proposé d'héberger gracieusement WikiLeaks ; Reporters sans frontières qui, en décembre 2010, a dénoncé la censure infligée à WikiLeaks ; La Quadrature du Net, cité par Assange durant sa résidence surveillée en Angleterre, etc.

Depuis juillet 2010, les révélations de WikiLeaks sont relayées par de grands quotidiens nationaux, comme le New York Times, The Guardian, Le Monde, El Pais et Der Spiegel. Le filtrage par ces media permet de conférer aux révélations un style journalistique plus facile à appréhender et d'occulter d'éventuelles mentions dangereuses pour des particuliers.

Malgré son nom, WikiLeaks n'est plus un wiki.